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Les mécontentements des professeurs de Roumanie

Le plus grand mécontentement parmi les enseignants est que, bien que les syndicats aient gagné des procès à travers tout le pays pour la récupération de l’argent résultant d’un paiement intentionnellement erroné aux enseignants, le gouvernement social-démocrate actuel ne permet pas l’exécution des décisions de justice.

Comme l’ancien gouvernement néolibéral (PDL) qui a reporté le paiement des décisions de Justice, le gouvernement actuel, par ordonnance gouvernementale, a prolongé de cinq ans le paiement des montants de pénalité que l’État Roumain doit payer aux enseignants (2018-2022).

Le 2 octobre 2017, ont eu lieu des manifestations de protestation des organisations affiliées à FSLI.

Dans la nouvelle Loi sur la Paye Unique, le secteur de l’éducation occupe le dernier niveau de salaire.

Les augmentations salariales promises aux enseignants par le gouvernement actuel ont été abandonnées.

Lors des récentes manifestations en Roumanie, organisées contre le changement des lois de la Justice par le pouvoir politique actuel, ont également assisté les autres membres du syndicat des professeurs.

En conclusion, nous pouvons dire que l’État de droit en Roumanie fonctionne comme une application des principes du « droit en tranches ».

A ce moment-ci, le ministre de l’Education Nationale est M. Liviu Marian Pop qui jusqu’en 2012 était secrétaire général de FSLI.

 

Adrian Voica

Vice-president FSLI (FSLE)

 


Élection du nouveau Bureau du CSFEF

La XVe Rencontre du CSFEF a été l’occasion d’élire le nouveau Bureau du CSFEF :

Secrétaire général : Luc Allaire
Président : Jean-Hervé Cohen
Vice-présidente Sud et déléguée de l’Afrique de l’Ouest : Awa Wade, de L’UDEN-Sénégal
Vice-Président Nord : Christian Champendal, de UNSA-Éducation-France
Déléguée de l’Afrique Centrale : Augustin Tumba Nzuji de la FENECO-RDC
Délégué de l’Afrique de l’Est : Jugduth Seegum du GTU-Maurice
Délégué de l’Afrique du Nord : Slim Ghriss, du SGEB-Tunisie
Déléguée du Canada : Brigitte Bergeron de la FCE
Délégué d’Europe de l’Est : Adrian Voica de la FSLE-Roumanie
Déléguée de France : Michelle Olivier, du SNUipp
Déléguée du Québec : Louise Chabot, de la CSQ
Déléguée de Suisse : Josie Stolz du SERLes personnes déléguées à la Rencontre ont remercié chaleureusement les membres sortants du Bureau :

Florian Lascroux, président
Joël Olive, vice-président Nord
Jean Paul Emile Rakotozafy, délégué d’Afrique de l’Est
Carol Jolin, délégué du Canada
Adelina Danii, déléguée d’Europe de l’Est
Georges Pasquier, délégué de Suisse
 


Le début de l’année scolaire commence par des mécontentements chez les employés de l’éducation

La réforme éternelle et sans fin du système de l’éducation nationale, promise par la classe politique roumaine à la révolution de 1989, se fait toujours attendre.

Après la chute du système communisme en décembre 1989, vingt-quatre ministres se sont succédé à la tête du ministère de l’Éducation nationale sur une période de 26 années. Chaque ministre est venu avec des déclarations pompeuses sur la réforme de l’éducation, avec des promesses d’augmenter les salaires des professeurs (les plus bas des pays de l’Union Européenne), d’améliorer la qualité du système d’éducation, etc.

Les syndicats ont protesté durant cette période contre tous les aspects du système qui ont conduit au fur et à mesure à la baisse du niveau de vie du personnel de l’enseignement, à la multiplication des abandons scolaires et à une diminution de la qualité du processus éducatif.

Cette année, l’activité du système éducatif national commence le 12 Septembre. Au cours des trois premiers jours sont organisées des activités d’accommodation, mais aussi des festivités. La première journée d’école est le 15 Septembre.

Le début de l’année scolaire est sous le signe de l’insécurité sociale à cause d’une ordonnance du gouvernement qui diminue les salaires des comptables et des secrétaires de toutes les unités scolaires d’État. Cet aspect a créé des mécontentements, et le début de l’année scolaire va commencer par des manifestations (piquetages) organisées par les syndicats de l’éducation.

La présidente de la Fédération des syndicats libres de l’enseignement (FSLE), Simion Hancescu , a annoncé au ministère et au gouvernement qu’il y aura bientôt des protestations si ces inégalités salariales ne sont pas corrigées par le gouvernement.

Une autre grande question qui aura une incidence sur le bon fonctionnement du système éducatif roumain, c’est l’organisation d’un méga-concours national pour les postes des directeurs et directeurs adjoints. Le ministère de l’Éducation ne veut pas prendre note de l’opposition du syndicat FSLE qui considère que cela va créer un bouleversement dans le système, parce que si les directeurs en fonction ne passent pas le concours, ils vont regagner leur statut de professeur et les professeurs qui les remplaçaient vont perdre leur poste. Nous sommes pour l’organisation de ce concours national, mais il doit être organisé quand il n’y a plus de classes.

Tous ces problèmes créent un état d’insécurité pour tous les employés du système national d’enseignement. Les syndicats ont décidé d’organiser des protestations après l’élaboration d’un calendrier de toutes les formes légales de protestations.

Nous souhaitons à l’occasion de la rentrée scolaire aux collègues des systèmes éducatifs nationaux du monde entier et aux syndicats la force nécessaire pour arrêter les injustices. Solidarité ! Seulement unis pouvons-nous vaincre !


Critiques du Traité TTIP et de l’accord de libre-échange de l’UE et Canada

J’ai lu et analysé attentivement le texte de l’accord CETA (accord de libre-échange UE- Canada) finalisé en août et aussi le mandat UE de négociation pour TTIP. Ceux-ci sont les textes importants. Tout accord TTIP résultant des négociations peut refléter seulement ce qui est écrit dans le mandat de négociation, non pas ce que disent publiquement les officiels UE, ni les rêves de beaucoup de politiques liés à un TTIP extraordinaire.

Le mandat de négociation prévoit d’harmoniser les standards, non pas au plus haut niveau de deux parties, ni de l’UE. Donc, la Commission demande que les standards de l’UE ne soient pas réduits, mais alors qu’est-ce qu’elle négocie? Les Américains devront seulement donner et UE seulement recevoir? Ce n’est pas réaliste. Les négociations signifient donner et recevoir. Ce que fait un gouvernement quand il ne faut pas réduire les standards on voit dans le cas des Etats-Unis: les règlements américains concernant le marché financier sont plus stricts que dans l’UE, donc ils refusent d’en négocier dans le cadre de TTIP. La Commission Européenne prétend que les standards ne seront pas réduits, mais elle négocie en ce sens. Voilà la différence.

En conclusion, il se peut que certaines questions aient reçu une réponse, d’autres une réponse partielle ou inadéquat (ayant en considération les déclarations publiques qui contrastent avec les documents de négociation) ou bien d’autres n’ont pas reçu de réponse et les documents sont encore secrets. Notre campagne du syndicat est en désaccord avec l’objectif du projet TTIP, non pas faute de réponses, mais à cause de l’existence d’une autre opinion publique. Le commerce entre l’UE et les EU est déjà élargi et libre. Les standards différents d’alimentation, de santé publique, de protection sociale ne signifient pas des barrières commerciales, mais ils reflètent les priorités politiques différents et les résultats différents du processus décisionnel démocratique et nous n’y renonceront pas par des accords comme TTIP.

Il n’y a pas de sondages indépendants importants qui montrent que la majorité de citoyens européens sont en faveur du TTIP. Il y a beaucoup de sondages d’opinion qui montrent que le manque des informations de beaucoup de citoyens, même les informations essentiels sur TTIP et, plus ils apprennent, plus ils s’opposent, parce que la Commission et les gouvernements des états membres de l’UE ne disent pas aux citoyens ce qu’ils ont besoin d’apprendre sur TTIP, en gardant beaucoup de document secrets. Il est bon que maintenant la Commission et les gouvernements commencent peu à peu à informer le publique. Plus les gens comprennent le projet, plus ils s’y opposeront, nous en sommes sûrs. Dans ces conditions, il a été important premièrement que les ONG et les syndicats informent le publique de pouvoir participer aux discussions libres, ce que la Commission même aurait dû faire. Puis, il a fallu expliquer aux citoyens ce qu’était l’obscurité des questions, ce que la Commission même aurait dû faire. Cela ne signifie pas d’inonder avec des messages standard, parce que derrière chaque idée il y a une personne, un citoyen, une organisation qui veut se faire entendre par cette consultation publique.

La côté bénéfique du TTIP est que les ONG et les citoyens de toute l’Europe et d’Etats-Unis ont amélioré la coopération et que le publique de deux rives de l’Atlantique commence à comprendre le fait que le règlement de la globalisation économique ne peut être laissé à la main de quelques bureaucrates nommés, pas élus, comme par exemple dans le cadre de la Commission, des économistes néolibéraux et des politiques qui, soit n’ont pas accès aux documents, soit ils ne comprennent pas ce que tous ces accords signifient. Ce genre de décisions affectent l’avenir de tout le monde et il faut être au centre d’un débat informé et démocratique. La controverse TTIP nous aide s’approcher de cet idéal et aide aussi les parlementaires de toute l’Europe à comprendre le fait que leur rôle n’est pas du Soviet Suprême de l’ex URSS qui laissait le gouvernement à négocier en secret et puis approuvait les yeux fermés un accord qu’ils ne comprenaient, ni lisaient. Leur rôle est de représenter les gens qui les ont votés et les intérêts des élus.

Points de vue critiques en ce qui concerne les négociations pour TTIP

TTIP a réveillé dès le début des mécontentements, des critiques et des contestations de la part des organisations et des observateurs européens et américains comme par exemple:

  • le 8 juin 2013, le jour quand a commencé la première série de négociations EU/UE, un group de dizaine d’organisations non-gouvernementales a transmis aux autorités de Bruxelles et de Washington une lettre ouverte dont ils exprimaient les désaccords envers l’emploi des négociations commerciales derrière les huis clos pour changer ou diminuer les mesures à intérêt publique en faveur des intérêts commerciaux.
  • La libéralisation complète des marchés transformera l’UE en débouché pour les produits américains qui auront des prix plus petits à impact majeur sur les économies basées sur les IMM (implicitement des faillites et la hausse du chômage en UE, surtout dans les pays à taux de chômage déjà très élevé: la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, la Roumanie etc.)
  • TTIP est extrêmement favorable à promouvoir les grandes compagnies multinationales (spécialement américaines) ce qu’aura des effets négatifs les plus dures sur l’économie de l’UE.
    Par conséquence :

1. le règlement des litiges entre les investisseurs et l’état représente une menace pour la démocratie et l’état de droit et aussi pour les droits des employés (Si une compagnie multinationale a crée des emplois en Roumanie quand le salaire minimum était de 300 lei, 65 euros, elle peut actionner en justice l’état roumain pour récupérer le préjudice généré par la croissance du salaire minimum à 900 lei, 200 euros), en arguant que ce règlement affecte son profit. Les dommages en ce cas sont payés par tous les citoyens roumains.

2. les normes concernant la coopération dans le domaine du règlement risquent de baisser les standards en ce qui concerne les conditions de travail, la protection de l’environnement, la protection du consommateur et la protection de la vie privée.

3. Les services publics et les biens culturels risquent d’être des victimes des dérèglementations.

4. Les relations de travail – TTIP peut provoquer un processus prolongé et substantiel de réorganisation des emplois des européens, parce que les compagnies seront encouragées de procurer des biens et des services des EU où les standards de travail sont moins exigeants et les droits syndicales inexistants. Les barrières identifiées dans la voie du commerce visent explicitement à inclure les normes de protection en faveur de l’emploi, de la santé et de la sécurité de l’emploi et ce partenariat ne peut pas garantir la qualité et le nombre des empois résulté.

Dans les conditions dont le taux du chômage en Europe a atteint déjà des niveaux record, avec plus de 50% parmi les jeunes dans certains états membre de l’UE, la Commission Européenne reconnaît qu’il y a des inquiétudes légitimes sur le fait que les employés qui perdent leur emploi à cause de la ratification du TTIP ne pourrons pas trouver d’autres emplois.

Il y a aussi des inquiétudes sur le fait que TTIP pourrait déterminer la baisse de tout standard d’emploi identifié comme des barrières pour le commerce, comme des contrats collectifs d’emploi, fait qui pourrait être invoqué comme représentant des restrictions en ce qui concerne le modèle des affaires des concurrents.

Comment cela affecte les services publics?

La Commission a fait des démarches pour libéraliser les utilités publiques parce qu’elle désire que les services publics soient inclus dans les accords commerciaux de l’UE, à l’exception seulement des services liés à la sécurité, comme par exemple le contrôle judiciaire, le trafique aérien et la police de frontière.

TTIP a comme but non seulement de fragiliser les règlements concernant l’environnement et la sécurité alimentaire, mais aussi d’assurer la libéraliser des marchés des services et aussi des services publics comme la santé, l’éducation et l’eau. Les compagnies américaines sont très désireuses d’avoir accès aux systèmes de santé publique et d’éducation en Europe, qu’elles voient comme des grands marchés qui attendent encore d’être exploités.

TTIP se propose de créer de nouveaux marchés par l’ouverture des services publics et des contrats d’acquisitions publiques vers des corporations transnationales, fait qui menace d’introduire des privatisations dans des domaines clés comme la santé et l’éducation.

En plus, face à la perspective de prendre des services publics par les compagnies lucratives, l’un des effets le plus perfide des accords de libre échange et de devenir impossible pour les pays de rétablir les services publics si ceux-ci ont été déjà privatisés.

Les investisseurs étrangers pourront actionner en justice les pays d’accueil pour des pertes de profit causées par le changement du règlement dans le domaine de la privatisation des services publics si les mesures de protection des investisseurs sont incluses en TTIP.

En ce cas, le danger pour les systèmes d’éducation se réfère à:

  • Limiter drastiquement l’accès gratuit à l’éducation cf. à la Déclaration des Droits de l’Homme et garanti par les Constitutions nationales des pays membres;
  • Imposer la privatisation des écoles, quel que soit le niveau d’éducation auquel l’on s’adresse;
  • Perdre le contrôle sur la qualité de l’éducation;
  • Endommager les employés des systèmes publics d’éducation par la hausse du chômage, le gèle de négociations salariales etc.

La Commission Européenne et le gouvernement des EU veulent utiliser TTIP pour diriger les contrats d’acquisitions publiques vers le secteur privé. Cela signifie que des nombreuses politiques d’acquisitions publiques locales soutenant les objectifs sociaux et d’environnement ne pourront plus être permises.

Le gouvernement des EU a manifesté son intention de viser de schémas UE concernant les acquisitions publiques comme les programmes d’alimentation locales promus dans les écoles et les autres institutions publiques. Encore une fois, les seules qui en auront à gagner seront les corporations transnationales qui s’efforcent à éliminer les fournisseurs locales et à reprendre leurs contrats.
FSLI a informé et informera les membres du syndicat, mais aussi les citoyens sur les risques imminents lorsque le traité sera scellé.

Nous avons envoyé au premier ministre et au gouvernement des lettres de proteste au nom d’approximativement 200 000 membres de syndicat. J’ai fait connu les formes de proteste au niveau européen et j’ai distribué la pétition contre TTIP.

Nous rencontrerons les syndicats et les ONG européens contre ces traités injustes.

Adrian Voica, vicepresident de FSLE Roumanie.

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